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Tatewin, un conte illustré.

Illustration d'Anastassia Elias pour Tatewin
Tatewin - © Anastassia Elias

Son aventure personnelle.

Tatewin, provenant du sioux Lakota que j'aime traduire par « La fille vent », est partie sous forme de manuscrits aux éditeurs depuis plus d'un an maintenant.

Elle a essuyé de nombreuses lettres-type de refus sans se décourager car elle est passionnée par la perspective de vie que pourrait lui offrir un livre. Les livres, elle s'y connait, sa mère en est restauratrice dans le conte. Elle a trouvé finalement un œil attentif chez les éditions Laura Mare et y attend sagement un futur possible.

Isabelle de son vrai nom est née au plus profond de moi alors que je pensais à ma seconde sœur qui porte aussi ce prénom. Elle a perdu quelque chose, je ne vais pas raconter sa vie, et en est handicapée. Tatewin est le message que je lui adresse, que j'adresse aux autres également :

« On peut perdre une part de soi sans se perdre soi-même. »

Comprendra qui voudra.

Le merveilleux dans cette histoire, c'est la rencontre avec Noémie Churlet, comédienne LSF * qui s'engage au sein d'Intermittents'Sign, entre autres, pour la communauté française des sourds et mal-entendants.

Je lui avais demandé par email, l'autorisation d'utiliser une photographie de sa personne pour illustrer mon conte. Elle me donna son accord, puis intéressée, se prit à le lire. Tout comme mon héroïne, Noémie n'a pas toujours été handicapée, elle l'est devenue suite à une maladie. Tout comme Isabelle, elle avait un amour profond pour la musique et tout comme Tatewin, c'est la lecture qui lui a redonné l'envie et le courage de chanter signes.

Comme je fais partie de ceux qui croient que le hasard n'existe pas, je ne me suis pas étonné, même si j'ai trouvé cela merveilleux, de constater qu'une des vidéos disponible sur sa carrière de comédienne LSF, la montre dans une pièce où elle se trouve très proche d'un violoncelle. Vous comprendrez mieux en lisant le petit résumé de l'histoire.

* LSF – Langue des signes française.

Amour en LSF.

Envie de lire les commentaires et articles parus sur le blog ? Tatewin.

L'histoire.

Isabelle est une violoncelliste de génie. Du haut de ses neuf années, elle compose sa musique et la joue sur scène devant un public enthousiaste.

Une énorme douleur intervient dans sa vie, celle d'une otite double avec complications qui lui fait perdre l'usage de son ouïe.

Le violoncelle semble la narguer, bien rangé dans sa chambre.

Isabelle s'est découverte une nouvelle passion, celle de la lecture. C'est avec plaisir qu'elle se penche sur l'ouvrage ancien que lui a confié sa mère, restauratrice de livres.

La page du faux-titre est tout un programme :

« Les aventures de Wanagi  »

par Monsieur Tehila

Aux éditions Tontonsni

17, rue des Alouettes

Grande Prairie

Très vite, Isabelle se retrouve confrontée avec des incohérences, sa mère lui affirme que ce livre traite des aventures de Wicasa et quand elle demande à son père s'il l'a lu, il lui parle des aventures de Wicincala ???

Intriguée, elle se plonge dans la lecture. Il s'agit bien des aventures de Wanagi, un jeune indien des temps jadis. Elle apprend beaucoup sur ces gens qui peuvent, comme elle, s'exprimer par signes, qui peuvent également dire et percevoir beaucoup sans prononcer un mot. Elle s'étonne de pouvoir entendre, oui entendre, les grillons du livre, comme si elle y était. Elle s'effraie enfin lorsqu'elle comprend que Wanagi peut la voir, qu'elle fait partie de l'histoire.

Elle qui avait renoncé à la parole, n'était-elle pas devenue inutile puisqu'elle ne pouvait entendre les mots prononcés ? Elle parle à ce jeune indien.

Leur amitié mènera Tatewin, c'est ainsi que Wanagi l'a baptisé, à faire une grande découverte.

Laquelle ? Vous pourrez l'apprendre en lisant ce conte lorsqu'il sera paru.

« La magie est en nous, c'est pourquoi nous la trouvons aussi dans les livres. »

Illustrations.

Le beau dessin qui accompagne cette page est une réalisation d'Anastassia Elias que j'avais contacté afin d'accompagner le manuscrit. Il est bon parfois qu'un projet à illustrer soit accompagné d'une proposition de l'auteur.

Je lui suis très reconnaissant de m'avoir confié ce dessin, j'admire beaucoup son travail que j'avais découvert sur le dessin du jour, un blog malheureusement disparu depuis et qui proposait un dessinateur par jour. C'est là que j'avais vu son travail sur Les yeux d'Yseut qui m'avait fortement impressionné.

Le monde de l'édition étant ce qu'il est, il est plus que probable qu'Anastassia ne puisse illustrer Tatewin. Ce qui me brise le cœur et qui explique pourquoi le projet est actuellement dans les limbes.