Les éditions Volpilière

Du 03 04 2009 § 21 Commentaires § Mots-clefs : , , , ,

Les éditions Volpilière

Vous n’êtes pas sans savoir que je suis à la recherche d’un éditeur pour le conte Tatewin. Au hasard de mes pérégrinations virtuelles et réelles, j’ai eu le plaisir de rencontrer les éditions Volpilière.
Cette maison est jeune, elle a fêté son premier anniversaire le 15 mars 2009, mais la jeunesse n’a jamais été un handicap, bien au contraire.
Les éditions Volpilière sont tournées vers l’avenir, (CQFD voir plus haut), elles vous proposent une palette de possibilités pour que vous puissiez faire paraître vos œuvres et elles ne gémiront pas en apprenant que vous n’avez jamais été publié.

– Le compte d’éditeur
– Le compte d’auteur : J’ai fait l’expérience de cette aventure en Allemagne et je dois dire que j’aurais apprécié de trouver une maison proposant un service comme celui-ci. L’auteur paye les prestations de service, à savoir conception, maquette, dépôt légal, impression, la publicité, la correction éventuellement. (Vous savez, vous qui me lisez que l’orthographe et moi ne couchons pas dans le même lit. (Tant mieux, elle ronfle.))
L’avantage de cette formule c’est de conserver vos droits sur l’œuvre et surtout de bénéficier d’un cadre professionnel face aux professionnels. Je ne vous évoquerai pas mes angoisses et petits malheurs liés à mes contacts avec le monde de l’imprimerie. Si nous rencontrons ces gens sur la planète Terre, il semblerait qu’ils vivent pourtant dans un autre univers, très éloigné de nos préoccupations journalières et où l’on parle un langage d’alchimiste.
– L’impression : Une formule qui vous permettra d’être, entre autres, dans le catalogue d’amazon.xx ce qui ne m’est pas permis dans mon aventure en solo, seuls les pros ayant accès au catalogue. (Solo en Allemagne, les règles et usages en France sont peut-être différents.)

Pour toutes les formules ci-dessus, votre œuvre sera lue, retenue ou rejetée par un comité de lecture, le logo des éditions Volpilière figurant sur les livres. Ce qui au vu et au su de mon expérience solo est la meilleure chose qui puisse vous arriver. Si vous décidez de passer par des librairies, ou pire, une idée folle, contacter la presse. Gardez à l’esprit le nombre incroyable de livres sortant chaque année. Je dispose des chiffres allemands, 22000 titres par an et représentez vous la charge de travail du journaliste spécialisé qui n’a jamais entendu parler de vous. Quitte à détruire un exemplaire de votre précieux ouvrage, jetez le vous-même dans la corbeille, brûlez le, posez le sur les rails du chemin de fer, au moins vous pourrez en retirer quelque plaisir.

– L’autobiographie

Jusqu’à présent, on pourrait croire que cet article est une publicité cachée. Et bien c’est une erreur. Pourquoi alors faire un article de ce genre ? Parce que mes contacts avec cet éditeur ne se sont pas limités à une lettre type évoquant une ligne éditoriale ressemblant plus à la bleue des Vosges qu’à une définition précise de ce que l’on attend de vous mais j’ai rencontré une personne, un être humain.

Cette personne a un nom, c’est Elisabeth Robert en tant qu’auteur et Mozzanini dans l’édition. J’ai découvert Le blog d’Elisabeth Robert. La vie est faite de rencontres. Et j’en ai apprécié l’esprit, celui du partage. Sur ce blog, elle publie des interviews d’artistes, certains de ses textes, comme celui-ci que j’ai particulièrement apprécié :

C’est l’histoire d’un baiser donné, volé, caché…

Elle y parle aussi de ses lectures et de la vie jonchée d’épines de l’écrivain, comme par exemple dans un article sur les revenus de celui-ci. Un article intéressant sur l’édition et l’auteur comme celui-là : Je veux être un écrivain. qui est une information importante pour un auteur en mal d’éditeur.

Vous pouvez finalement aller voir par vous même…

J’ai été sur son site : Le site d’Elisabeth Robert qui m’a permis de mettre un visage sur nom et de découvrir ses livres. L’un d’eux m’a parlé avec son titre «Au-delà des regards» du fait de mon «Au-delà des couleurs» et l’autre, son dernier roman, parce qu’il parle d’une femme qui se met à bloguer suite au décès d’un être aimé. Ce qui est en quelque sorte le récit de mon expérience personnelle, m’étant mis au blog et à l’écriture suite à la mort de mon fils.

Lorsque j’ai soumis mon manuscrit aux éditions Volpilière, j’ai reçu un courriel sympathique m’exposant les particularités réservées au secteur jeunesse. Ce qui n’a pas manqué de soulever en moi une foule de questions et que je leur ai, bien entendu, posé. Ce fut le début d’un échange de courrier, tous plus sympathiques les uns que les autres et pour finir ces mots d’Elisabeth :

«je pense que c’est surtout le fait que je sois aussi auteur qui me pousse à tenter d’expliquer ce que je connais. Plus il y a d’échanges et mieux c’est pour tous! ;)
J’ai aussi un blog d’ailleurs. Je l’ai débuté il y a 3 ans pour parler des rencontres de vie puis je m’en suis servie pour interviewer des artistes, méconnus et connus afin d’attirer la lumière vers ceux que l’on voit moins.»

C’est donc en respect de cet esprit d’échange et de partage que je vous livre cet article sur une maison d’édition pas comme les autres et sur un être humain que j’y ai rencontré.

Comme je vous l’avais annoncé, je vous tiendrai informé des mes recherches, progrès et désillusions.

Amitié.
Thierry

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21 Commentaires

  1. Les éditions Volpilière dit :

    […] la suite : Les éditions Volpilière Cet article est sur : Le blog de Thierry […]

  2. lubesac dit :

    C’est vraiment très sport de nous faire part de tes rencontres. On apprend toujours avec toi et notre univers s’élargit…

    • tby dit :

      @ Lucette : Rire. Très sport m’a bien fait rire. Ma fille de ses bientot 4 ans aurait dit que j’étais cool. Partage, sans partage pas d’humain, juste des tas de cellules qui fonctionnent ensembles. Je t’embrasse mon amie et prends soin de toi. Thierry

  3. alors si en plus d’écrire et de lire « nos » auteurs chevet, il faut qu’on se tape les nombreux nases publiés dans telle maison d’édition et dire « vous faites erreur, vous avez publié X (ou Y, hein !), mais regardez, avec mon manuscrit, vous serez la prochaine Gertrud Stein », je dis STOP et me demande, en catimini gros yeux de papillon ouverts (for you, mein Freund)jusqu’où ira notre naïveté…
    Cela dit (et mal), cela fait du bien d’entendre ton échange avec la dame (j’ai lu un peu son blog, tu penses bien, l’histoire du baiser volé, caché, etc.)
    alors, fière ou pas, je poursuis mon urgence d’écrire, j’écris en blog et en non dévoilé. (manquerait plus que je livre tout !)
    et merci Thierry toujours d’être là et de me dire, me faire bondir, et ne jamais me faire retourner n fois ma langue avant de parler.
    baisers à toi et Lotte

    • tby dit :

      @ Emmanuelle : Rire. Quelle réaction mein Schmetterling… Je continue le blogesque mais ayant peur qu’il tourne au burlesque, je me dirige vers le livre. Ceux qui ne me lisent plus parce que j’écris trop et poussent des gémissements en disant « que diable font tes mots sur un écran, nous avons besoin de papier. » Ces termites ähnliche Wesen seront peut etre ainsi satisfait. Pour l’instant je présente mes contes, bientot mes nouvelles. Je t’embrasse Emmanuelle et Lotte est platrée donc un peu genée. Pas grand chose, pas cassé… A bientot. Thierry

  4. Thomas Frédéric dit :

    Merci pour l’information Thierry. Un peu d’humanité dans ce monde de l’édition! Enfin! Je file sur son blog…
    Amitiés.

    • tby dit :

      @ Frédéric : Bonjour l’ami. Ma connaissance de ce monde est très restreinte et je ne serais pas étonné d’y découvrir d’autres humains. Je débute à peine ma recherche. Amitié. Thierry

  5. pandora dit :

    Merci Thierry, je suis allée voir les liens, et c’est vraiment sympa ces retours d’expèrience.
    En ce qui concerne les lignes éditoriales des maisons d’édition, si je comprends que c’est bien d’en connaitre un minimum avant de postuler, ça me semble impossible de lire un bouquin de chaque maison avant de proposer son manuscrit… sachant qu’il sera souvent refusé en général.
    Mais le point de vue est intéressant.
    Merci pour ces liens qui m’ont amenée sur d’autres encore…
    Bon dimanche

    • tby dit :

      @ Pandora : Oui, j’ai un peu du mal avec les lignes éditoriales qui me semblent plus etre des faisceaux qu’une ligne et donc l’achat d’un livre de l’éditeur x ou y me semble également vain. C’est une professionnelle qui le dit et ma politique perso dans ce cas est de ne pas mettre la parole des pro en doute avant d’avoir d’autres informations. Il y a bien des maisons où la politique est claire car elles se spécialisent dans le technique, l’aventure, le fantastique, les nouvelles, etc… Avec celles-ci, la ligne est simple à comprendre. Merci de ton passage. Amitié. Thierry

  6. Mèl dit :

    Bonjour Thierry et merci de tes partages. Bon, je ne vais pas répéter tout ce qu’a dit Emma…mais c’est exactement ce que je pense et ce que j’ai fait ! On est tous curieux évidemment…Pour moi la question ne se pose pas encore, je suis loin d’avoir terminé mon ouvrage sans compter la réécriture ! Mais j’espère qu’un jour il sera publié, ne serait-ce que comme « témoignage ». Il est vrai qu’un bon écrivain est avant tout un bon lecteur. Au début je dévorais, puis me vint l’exigence de l’autobiographie. Mais il me tombe encore tellement de choses sur la tronche que je n’arrive même plus à me concentrer sur un ouvrage, mes pensées filent dans un ailleurs et une urgence de continuer à écrire. Mais j’ai bien peur que cela devienne piètre par la suite.
    Je t’embrasse
    – Mèl –

    • tby dit :

      @ Mel : Bonjour Mel, je comprends. Je pense que mes contes devraient etre lu par des enfants, aussi je dois aller vers eux qui ne sont pas internautes et quand ils le sont ont d’autres centres d’interet. Le livre reste l’outil roi pour atteindre la jeunesse tant que ce sont encore les parents qui décident. Ceci explique ma démarche, sans parler du desinteret pour mon roman que je fais paraitre online avec un record de lecteur dans les minimas. Beaucoup évoque leur préférence pour le papier. Je suis donc obligé d’en passer par là tant que je ne recevrais pas de commentaires du genre : Thierry c’est de la merde ce que tu as écris là. Auquel cas, je repenserai à l’utilité de l’écriture dans mon cas. Je t’embrasse et surtout tiens bon, ton travail de maelstrom est bon. Amitié. Thierry

  7. Mèl dit :

    Merci Thierry pour ton encouragement…Je suis tellement pessimiste en ce moment…
    Tu as tout à fait raison en ce qui concerne les enfants. Malheureusement tous les écrans, que ce soient la télé, l’ordinateur et autres font qu’ils ne savent presque plus ce qu’est un livre, à part ceux que les professeurs leur demandent de lire !
    Si ma fille aimait lire, cela la sauverait…Depuis toute petite j’ai essayé, rien à faire, elle restait « dans sa bulle ». Avec un bac scientifique dans la poche avec mention elle est en clinique psy depuis 3 ans, grave de chez grave, elle s’embête, n’a aucune envie, surtout pas de vivre, et je me dis que si elle plongeait quelque peu dans la littérature ou la philosophie elle arriverait à s’en sortir. Je suis complètement démunie face à cela. C’est bien ce que tu fais toi Thierry ! Mais tu sais je suis défaitiste, en ce moment vu la conjoncture actuelle, la culture tend de plus en plus à disparaître, les subventions pour les assoces partent en fumée pour la plupart, je suis écoeurée. Mais tenons bon !
    Bises, Mèl.

    • tby dit :

      @ Mel : Bonjour, oui tenons bon. Est-ce que les écrits que je livre sont à considérer comme de la culture ? C’est une autre histoire, une histoire bien différente que celles que je raconte et ce n’est pas à moi d’en juger. Je t’embrasse Mel. Thierry

  8. Mèl dit :

    Mais Thierry tes histoires pour les enfants sont merveilleuses! Le seul souci c’est de faire en sorte qu’ils accrochent, que les parents fassent tout pour, ceci l’éducation! Lors, l’enfant est roi. (Je n’ai pas à critiquer, moi-même en ai été esclave !!!). Quand mes enfants étaient petits je leur lisais une histoire tous les soirs quand ils étaient au lit…maintenant il faut les arracher de leur Game Boy ou de msn…Je pense que les parents ont un sérieux rôle à jouer. Mais les enfants ont réponse à tout. Quelqu’un m’a dit un jour : « Il vaut mieux élever des lapins…quand on en a marre au moins on peut les bouffer ! » (Rires) ça me faisait rire, maintenant plus.
    Mais il faudra que je me replonge dans ton écriture perso, depuis Myspace (où je l’appréciais beaucoup) je ne t’ai plus relu. Il faudra que je « fouille » dans les trésors enfouis dans ton blog ici !
    Je t’embrasse. Mèl.

    • tby dit :

      @ Mel : Merci, tu es la bienvenue et si les contes t’interesses, Le contraire et Tatewi te sont recommandés par l’auteur. Amitié. Thierry

  9. delphine alpin ricaud dit :

    Merci Thierry, voilà des contacts comme on les aime! Bonne poursuite dans tes recherches. Bises!

  10. Les éditions Volpilière dit :

    […] Lire la suite sur : Le blog de Thierry Benquey Url de l’article : Les éditions Volpilière. […]

  11. insolite85 dit :

    Bonjour Thierry,
    « J’ai rencontré une personne, un être humain », précision qui ne manque pas de sel et qui suffit à comprendre que ce n’est pas monnaie courante dans le milieu de l’édition semble-t-il !
    Ceci dit, comme tu l’indique dans ton article, le nombre incroyable de livres qui sortent chaque année, explique en grande partie les méthodes quelque peu expéditives de ces professionnels.
    C’est une situation certainement peu courante de pouvoir échanger avec quelqu’un comme Élisabeth Robert…
    Amitiés et bonne semaine

  12. Je vais dire comme ta fille, tu es très cool, et pourtant, il faut rajouter 30 à 4 en ce qui me concerne, peu importe…

  13. AlterAltitude dit :

    Salut Thierry,

    Se faire éditer est un véritable parcours du combattant.
    Ton témoignage ne fait que le confirmer…

    Je te remercie pour le blog et les éditions qui s’intéressent à la littérature (eh oui, on en est là !).
    Une fois de plus, je me repose sur toi pour ce qui est des investigations éditoriales. J’ai pas la patience de supporter les fermetures de portes ;)

    Sinon,pour ton conte pour enfants, la traduction e langue arabe serait le début d’une aventure enfantine et néanmoins internationale !

    A plus l’ami de Germanie.
    Bises de Grenade
    Gillou

    • tby dit :

      @ Gillou : Un parcours du combattant… Oui et non, la notion de parcours est certaine mais le parcours du combattant m’évoque un effort physique intense pour passer des obstacles tout en arrivant au but alors qu’avec l’édition, je n’ai aucun controle, aucune possibilité d’influencer quoi que ce soit, plutot rageant non ? Pour le livre je suis aux anges, d’autant plus que je sais que la femme qui s’occupe de ce site fera tout ce qui est en son pouvoir pour le promouvoir. En effet, elle a été particulièrement émue par cette histoire et s’engage pour moi dès qu’elle le peut. Alors, je touche du bois. Merci de ton passage l’ami et surtout profite de Grenade, ici il fait froid et c’est pluvieux. Amitié et bises de Germanie. Thierry

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