
Les cigales se sont tues au matin-soleil, remplacées par de vilains insectes métal-rouge qui tranchent l´air et les hommes comme des couteaux.
Un berger est tombé sous les arbres.
Son linceul est lumière de cathédrale.
Le vent et le feuillage inventent une valse-luciole sur l´homme brisé.
De vielles dames en noir assistent à la veillée,
caressant son corps de leurs ailes-argent.
Leurs langues avides de nettoyer le sang.
Un berger est tombé sous les arbres et la nature est en fleur.
Un berger est tombé sous les arbres et les siens sont en pleurs.
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Image Rémi Guillot 2007 – licence :



















Les hommes sont en deuil et la nature continue, inlassablement….
Bonjour Thierry, j’adore ton poème car il est tellement bien écrit que je me représente parfaitement les scènes. dans les collines méditerranéennes, sous un chaud soleil l’homme est tombé et est maintenant enveloppé de la lumière de l’astre. le contraste entre la nature en fleurs et l’horreur de la guerre pour mieux en souligner l’infâmie, l’invention de mots composés que je trouve géniaux, me font aimer ce poème. de plus je vois bien les pleureuses dans une vieille maison faire la veillée.
je découvre ta poésie et en suis content. tu es décidément multi-talent…
au plaisir de te lire
amitiés
yannick
ps: ce poème m’a fait penser « au dormeur du val »
@ yannick : Merci mon ami, c’est un texte ultra-vieux, je l’ai rédigé il y a trente ans. Au plaisir de te lire aussi. Amitié
Thierry
sonne le glas? ». Ton beau texte m’a renvoyé mentalement vers ce livre que j’avais aimé.
@ Vieux marmot : Merci ami lecteur pour ce compliment et cette référence à un auteur que j’aime beaucoup. Bonne soirée. Thierry
Oh! y a le « pour qui… » qu’avait disparu :-)