Die Halde de Paul Celan.

Volkstedt-Halde-Fortschrittschacht

Traduction libre et originale d’ Emmanuelle Grangé et Thierry Benquey d’un poème de Paul Celan :

Die Halde

Neben mir lebst du, gleich mir :
als ein Stein
in der eingesunkenen Wange der Nacht.
O diese Halde, Geliebte,
wo wir pausenlos rollen,
wir Steine,
von Rinnsal zu Rinnsal.
Runder von Mal zu Mal.
Ähnlicher. Fremder.
O dieses trunkene Aug,
das hier umherirrt wie wir
und uns zuweilen
staunend in eins schaut.

La pente

Près de moi, tu vis, comme moi :
comme une pierre
dans la joue immergée de la nuit.
Ô ce versant, mon aimée,
où nous roulons sans trêve,
nous les pierres,
de ruisseau en ruisseau.
Nous arrondissant de plus en plus.
Plus semblables. Plus étrangères.
Ô cet œil ivre
qui comme nous erre alentour
et parfois, étonné
plonge en nous.

Image – Volkstedt-Halde-Fortschrittschacht – Con2tto – 30/05/2008 – Licence :

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3 Commentaires

  1. sara do dit :

    ho ! merci à tous les deux
    pour la beauté du texte…
    oui il s’agit bien de cela « partager »
    et ça fait du bien de recevoir
    ce que vous nous donnez à voir…

    kiss étoilé

    sara

  2. lubesac dit :

    La langue allemande est très poétique.
    Entrainés sur la pente de la vie, nous nous laissons rouler….
    Aussi beau en français qu’en allemand!

  3. lita.s dit :

    belle alliance mézamis.
    bise à tous deux
    lalita

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