Anti quoi ? Part 7

Du 13 04 2008 § 4 Commentaires § Mots-clefs : , , ,

Renault Master Mk I van

La cave, je frappe à la porte. Rien…
J’entre, la lumière est allumée et un PC trône sur la table au beau milieu de la pièce. Il est en veille. Une chance, pas de mot de passe à donner.
« Merci Shalom, le bien-nommé, tu m’apportes la paix aujourd’hui. »

« Pierre-Marie tu t’y connais ? »

Je lui montre l’ordinateur.
« – Héhéhéhé ! pour seule réponse, il se frotte les mains le gaillard.
– Je te notes trois noms sur cette feuille. Je veux tout ce qu’il y a dans la machine. Euh, non quatre. Le dernier tu l’oublies s’il-te-plaît !
– C’est vous le chef, inspecteur.
– Je sors, il faut que je téléphone. Je suis là dans cinq minutes. »

Heureusement, la cave n’est à qu’un demi-étage du hall.
La chose, je vois avec appréhension que la charge approche du minimum et j’ai le chargeur dans la voiture.
« – Clara ? Lencensoir !
– Monsieur, il y a du nouveau !
– J’ai pas le temps, mes accus sont presque vide ! Clara, appelez Boucicaut ! Demandez-leur si ma fille est arrivée aujourd’hui, si oui, faites vous communiquer le numéro de chambre. Je rappelle dès que la chose est chargée.
– Monsieur, mais c’est im… »
Raplapla la chose…

Je redescends vers mon Pierre-Marie.
« – Voilà, j’ai les trois premiers noms, mais pas la dernière. Il n’y a pas de dossier pour aujourd’hui.
– Vous êtes sûr ?
– Ah, attendez.. Je vais chercher si il n’y a pas une routine ou un truc comme ça qui met les archives à jour.
– Laissez tomber ! Je suis pas un génie avec ces trucs là mais tous les autres ont été détruits. Envoyez un texto à Félicien qu’il se pointe ici d’urgence. Venez, on remonte ! Ah, vous avez imprimé ?
– Oui, tenez ! »
Nos trois victimes ont toutes été traitées ici. Toutes les trois avaient dépassé les délais légaux.
« – Restez ici ! Cherchez-moi dans les archives toutes les patientes qui avaient dépassé les délais. Vous pouvez envoyer un courriel à partir d’ici ?
– Oui, je crois !
– Envoyez les résultats à ma secrétaire et ça urge ! Passez moi votre chose ! »
Son regard coincé entre l’incompréhension et le dégoût me fait éclater de rire.
« Je veux dire votre téléphone portable ! »
Il rit jaune, soulagé…
« – Inspecteur. J’ai tapé le texto, vous n’aurez qu’à l’envoyer lorsque vous aurez le réseau.
– Bien, merci. Quand vous avez fini, venez me rejoindre. »

Je fonce dehors et j’envoie le texto à Félicien. Je cours à la voiture et mets le moteur en marche. Il ne faut jamais charger une chose juste sur la batterie, en pensant à celle-ci et à Pierre-Marie, je pars dans un rire de fou.
« Pauvre gars, sa tête ! Sa têêêteee ! »
La chose de Pierre-Marie émet une musique de sauvage que je soupçonne être la sonnerie.
« Pierre-Marie, c’est Félicien ! J’arrive dans dix minutes ! »
J’allais l’incendier mais il avait déjà raccroché.
« Toi, mon pote, tu vas m’entendre ! »

J’appelle au bureau.
« – Clara ?
– Oui, Monsieur ?
– Pour ma fille ?
– Elle est bien là-bas ! Chambre 423, service gynécologique. Monsieur ! On a retrouvé une quatrième victime !
– Comment ?
– Oui, pas loin de vous. Dans le bois de Boulogne. Allez sur la rue de l’hippodrome et vous verrez sûrement les collègues !
– Merci, j’y suis dans dix minutes. »

La montée en puissance du tueur m’impressionne. Comme s’il sentait que les mailles du filet se resserrent.
Je sors de la voiture pour m’aérer.
« Ce fumier est toujours une station avant nous. Il y a un truc qui cloche. »

« – Inspecteur ? Je pourrais avoir mon téléphone ?
– Euh, oui… C’est quoi la musique ?
– C’est un vieux truc à mon père. C’est les «Kiss» !
– Ah ? Connais pas.
– On y va ?
– On attend Félicien ! Vous avez une voiture de service ?
– Non, Félicien a eu un accident avec ce matin. Il m’a dit l’avoir laissé sur place.
– Alors, avec quoi il arrive dans… Un regard sur ma montre. Cinq minutes ?
– Avec un véhicule personnel !
– Nous avons une quatrième victime, près d’ici !
– Ah…

« Il s’en bat les couilles ce branleur. »
– Le voilà !
– Qui ?
– Félicien ! »
Je vois une camionnette Renault immatriculée dans le 93 se garer non loin de nous.
Un grand homme, mince, bien habillé en descend. Un antillais semble-t-il.
Pierre-Marie lui fait signe.
Il arrive, une démarche chaloupée. Il a l’air décontracté.
« Je vais te stresser moi ! »
« Alors ! C’est quoi ces absences pendant les heures de service ? Si Bossuet tolère ça, c’est pas mon cas. Je vous colle un rapport moi, jeune homme !
Il marmonne quelque chose qui ressemble vaguement à une excuse.
Remontez dans votre épave et suivez-nous !
Allez Pierre-Marie, en voiture ! Nous allons au bois pendant que le loup n’y est pas ! »

Image – Renault Master Mk I van. – Oxyman – licence :

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4 Commentaires

  1. dédé dit :

    Bonjour Thierry,

    La liste des victimes s’allonge alors que les enquêteurs pataugent.
    Il semblerait cependant que le tueur sera bientôt démasqué.
    L’enquête suit son cours avec des rebondissements continuels, aiguisant la curiosité et l’intéret du lecteur.
    Amitié.
    dédé.

  2. Yannick dit :

    je veux trop savoir la fin…

  3. Odile dit :

    ça progresse …
    de la façon dont tu met un coup de projecteur sur un d’entre eux .. je crois avoir deviner qui est le tueur …
    mon intuition féminine de Georgette … haha … bon peut-être me trompes -je ….

    • tby dit :

      @ Odile : Cela me rassure de savoir que tu ne fais que croire savoir qui est le tueur, c’est donc peut-etre une réussite polardesque.

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