Algérie ou le rêve des autres

Du 19 03 2012 § 30 Commentaires § Mots-clefs : , , , ,

La Maurétanie Césarienne

Algérie. Algérie. Algérie.

Souvenirs empruntés, rêves détruits, traumatismes empaquetés puis transportés pour suinter encore et toujours.

Douleurs, plaisirs, couleurs, noirceur, bruits, silence, guerre, paix, paradis, enfer, honte, fierté, amour et haine.
Algérie des contraires.

Il y a cinquante ans entrait en vigueur un cessez-le-feu signé à Évian, signe du destin ou clin d’œil de l’histoire, une ville d’eau. On aurait pu négocier à Bordeaux ou encore dans le Calvados… Pudeur nécessaire à l’égard de nos frères musulmans ?

Cessez-le-feu qu’aurait certainement ignoré mon grand-père qui trouva la mort sous le fer d’une hache, sans coup de feu justement. Il n’aurait pas été seul, la grande masse des égorgés, des torturés, des tombés de l’hélicoptère se serait tournée vers ses blessures, indifférente.

Un terme bien militaire qui résonne, résonnait dans les Aurès.

Militaire, feu, cessez-le napalm, cessez la tuerie. Ce fut une guerre ? On pourrait le croire, le craindre, on en est convaincu.

Convaincu… Les morts furent les vaincus, les cons c’étaient les autres.

L’Algérie est pour moi ce pays interdit, interdit de souvenance. J’étais petit, bien petit quand on signait ces accords.

De son pays, mon père n’en parlait que rarement.

Il évoquait un paradis, un paradis perdu.

Mais qui était la conne qui avait mangé la pomme ?

Il parlait l’italien parce que les prisonniers de guerre, une autre, avaient été répartis dans les fermes et que les ritals, ils avaient Lucien à la bonne. Il parlait l’arabe parce qu’il avait grandi dans ce pays, parce que la séparation, l’Apartheid ne concernait que vaguement les enfants. Après tout, c’était des histoires de citoyens ou pas. À cette époque là, mon papa ne l’était pas.

Il parlait de la ferme et du désert. Il parlait de son enfance et puis après, le grand silence.

À un tel point que je ne connaissais pas le prénom de mon arrière-grand-père. Perte de la mémoire, pas la leur, la mienne. Moi aussi et puis mes frères et mes sœurs, ça nous faisait mal ce mur, ce trou noir de la mémoire, là où nous n’aurions jamais notre place.

À la place justement, on entendait parler des Bougnouls… Jamais je ne remercierai assez ma mère qui répondait : « Les Bougnouls, ça n’existe pas ! Il n’y pas de pays qui s’appelle la Bougnoulie. » Je souris à ce souvenir, papa était bien forcé d’en convenir.

Je me remplissais des souvenirs des autres, complétés par quelques uns des miens. Comme la première fois où j’ai vu un homme pleurer. Pas n’importe quel homme, mon parrain Jean-Claude, le frère de ma mère pour qui Algérie était un département français, point, il était parti parce qu’on l’avait appelé. Il pleurait sa guerre des Aurès, les horreurs et les potes déchiquetés. Il évoquait des trucs terribles pour les enfants que nous étions, nous écoutions à la sauvette, les gorges tranchées, les couilles dans la bouche, les corvées de bois.

Déjà cela nous hérissait le poil de frayeur mais nous n’en estimerions le poids que plus tard, bien plus tard, lorsque nous serions assez grand pour en voir des images, pour recueillir des témoignages dans nos yeux effarés.

Personne ne ramassait du bois pendant ces corvées…

Une guerre pleine de crimes aux criminels impunis.

Une grosse saloperie pleine de victimes assassinées. Sur les quais de Paris, dans le secret de la nuit, un 17 octobre 1961. Dans les bleds où les adversaires massacraient femmes, enfants, vieillards pour faire peur, pour terroriser l’autre, parfois par dépit, frustration de l’absence de combat, n’appelant que la vengeance stupide et aveugle.

Sur la route de Tiaret, un jour terrible de novembre 1956, quand Gaston Benquey, les époux Saurel, René Cuzange, à l’époque maire de Prévost-Paradol, probablement mon arrière-grand-père, furent assassinés par un commando de l’ALN. Des victimes indigènes de cet attentat odieux, personne n’a conservé le nom, je m’en excuse auprès de leurs familles, car les musulmans qui se trouvaient avec les colons furent également abattus à coup de hache.

Algérie…

Des souvenirs empruntés. Un trou dans la mémoire. Un gâchis abominable, cette bonne viande algérienne, vivante et saine, passée à la moulinette, transformée en une purée hachée et sanguinolente puis jetée à terre.

On a broyé des vies, de l’Homme, pour rien, comme d’habitude. L’Algérie et la France ne s’en sont toujours pas remises.

Chez moi, pas de haine, pas même transmise ou inoculée. Juste un trou que je tente de combler pour plâtrer mes origines. C’est pas facile, les documents sont loin, voire inaccessibles.

Depuis trois jours seulement, je sais qui fut le premier Benquey en Algérie. Il s’appelait Jean, était tailleur de pierre et s’est marié le 2 janvier 1892 à Relizane avec Bernarde Maillol. Il était né à Noaillan en Gironde, ses parents n’étaient pas présents, mais ils avaient envoyé de Reignac, toujours en Gironde, leur consentement. Elle était née à Beaupuy du Tarn et Garonne, son père était présent mais sa mère donna son consentement par écrit, elle était demeurée à Beaupuy.

Jean a une belle signature ferme et enjolivée, une signature de grosse main d’artisan qui peut travailler dans la finesse du grain de la pierre. Bernarde a une signature solide qui conserve encore un peu de l’enfance, lisible et sans fioritures. Je crois qu’ils étaient mes arrière-grands-parents, les dates sont plausibles.

Je suis ému en découvrant ces parcelles de mémoire.

J’attends avec une impatience mêlée d’appréhension la numérisation de l’écho de Tiaret de ce jour terrible de 1956, me contentant de ce numéro du samedi 18 mars 1922 annonçant les fiançailles de Gaston Benquey et de la charmante Suzanne Cuzange. Papi et mamie. Sourire tendre.

Algérie…

J’y suis un étranger comme ces énièmes générations d’immigrés et comme eux je n’en parle pas la langue. Je n’y ai plus de famille. Les tombes de mes aïeux ayant été abandonnées, je n’y ai pour ainsi dire plus de racines. Je n’en ai que des souvenirs empruntés, la nostalgie d’un paradis perdu que je n’ai pas connu. Me reste une curiosité insatiable et le sentiment diffus que mon travail de mémoire pourrait servir à d’autres, aider peut-être ? Qui sait ?

J’aimerais un jour aller là-bas, regarder les pierres pour tenter d’y reconnaitre celles que Jean a travaillé, pour sentir le pays comme eux l’ont senti, pour y lécher le soleil et les cailloux, y trouver des pistes depuis longtemps disparues, celles qui mènent à moi. Une Algérie à moi et à tous les autres.

Image La Maurétanie Césarienne – Du temps où Alger s’appelait Icosium – Licence :

Domaine public

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30 Commentaires

  1. Marie-Aude dit :

    Je découvre ce texte avec beaucoup d’émotions, d’autant plus que j’ai aussi des racines algériennes. Le monde est petit :)

    • Thierry Benquey dit :

      @ Marie-Aude : Sourire. L’émotion était présente à la rédaction. Racines, c’est le mot qui convient. Merci de ton passage et à bientôt. Amitié. Thierry

  2. Te souviens-tu de ces pages manquantes dans nos livres d’Histoire, puis de celles nommées « événements d’Algérie »? Aujourd’hui, nous savons qu’elles s’intitulent « Guerre d’Algérie ».
    Tu écris, à ton habitude, d’une histoire à l’Histoire, et cela me parle infiniment. Merci, Thierry.

    • Thierry Benquey dit :

      @ Emmanuelle : Oui je me souviens. Je me souviens aussi d’un nom qui m’a marqué plus que les autres : Papon. Nom que je retrouvais en Allemagne, celui d’une famille de Huguenots arrivée depuis bien longtemps. Papon un symbole de la République à la francaise, celui du fonctionnaire zélé et sans états d’ame… Condamné par la meme République en 1997 pour crime contre l’humanité, condamné bien avant cela par moi pour crime contre l’humanité mais les victimes n’étaient pas les memes, j’avais eu vent de ses débordements contre les musulmans bien avant d’en savoir plus sur ses débordements contre les juifs. Les maitres avaient changé mais pas Papon… Je t’embrasse et te remercie de ton passage mon amie Schmetterling. Thierry

  3. Bonsoir Thierry,

    Oui, que de vies broyées, déracinées, rendues amnésiques, perdues quelque part dans l’Histoire. Heureusement parfois, la petite histoire passe par là et rend un peu de mémoire au cœur des hommes…

    Bonne soirée, je t’embrasse!
    Sandrine

    • Thierry Benquey dit :

      @ Sandrine : Oui, les familles semblent passionnées par l’amnésie et les cachoteries en temps normal alors en temps de guerre… La mémoire est d’importance, je sais ayant toujours été fasciné par ces enfants adoptés qui cherchent plus que tout à retrouver leurs racines. Merci de ton passage en ce lieu, amitié et embrassades. Thierry

  4. BENQUEY Bob dit :

    bravo thierry
    je viens de découvrir ton article,et je suis trés ému et emballé,quelle belles pages et je te suis reconnaissant de cette humanité,je continue a tirer le fil familial et grace a toi j’avance beaucoup.
    a bientot.
    Bob

  5. Le Révérend dit :

    Bonjour Maître Wasicu,

    Je ne suis pas venu depuis longtemps mais le plaisir reste inchangé.

    J’ai été extrêmement touché par cette hommage que tu rends, pas seulement à ta famille, aux algériens ou aux rapatriés mais à l’humanité entière (du moins c’est ainsi que je le ressens). J’ai l’impression qu’en dépit de nos origines respectives, nous sommes tous des déracinés. Est-ce finalement cela le but de l’être humain ? Retrouver son foyer ?

    Carpe Diem
    Carpe Noctem

    • Thierry Benquey dit :

      @ Le Révérend : Bonjour. Oui, retrouver le foyer, une expression particulièrement précise et qui remonte aux temps où l’humain apprenait à se servir du feu pour se nourrir, se chauffer ou simplement se protéger des prédateurs. Ils sont là en nous, ceux que l’image d’Épinal montrait tirant leurs femmes par les cheveux, et avec eux, le foyer et les ancêtres. Parfois, il m’arrive de sentir leur fibre dans la mienne, quand je ris par exemple. Être déraciné… Nos racines plongent-elles dans la terre ? Oui d’une certaine manière mais là d’où elles tirent la sève, c’est dans notre patrimoine génétique et social, dans la lignée, lesquels j’en conviens ne sont pas éloignés d’un carré de terre. Nous sommes ce que nos prédécesseurs et notre expérience ont fait de nous. C’est en ayant ces bases, ces certitudes que l’on se connaitre soi-même et ainsi apprendre à connaitre les autres. Une belle journée à toi. Amitié. Thierry

  6. Paul Souleyre dit :

    Bonjour,

    Je suis très touché par ce texte. Merci.
    Je tiens moi-même depuis 4 mois un blog d’enfant de pieds-noirs pour essayer de retrouver quelques racines enfouies et je tombe par hasard sur votre site. Je me sens moins seul tout à coup ! Et je reviendrai !

    Amicalement.
    Paul.

    • Thierry Benquey dit :

      @ Paul : Merci à vous Paul de votre lecture. Vous êtes le bienvenu sur ce site. Je suis passé sur votre site dont j’aime la clarté. J’y retournerai. Amicalement. Thierry

  7. martin caroline dit :

    Bonjour,

    Par le plus grand des hasards, je découvre ce texte… Il s’avère que Cuzange René est mon grand-père. Je me permets donc de vous écrire et de vous solliciter.
    Cordialement

    • Thierry Benquey dit :

      @ Caroline : Bonjour. Nous sommes donc liés par le sang, si j’ai appris depuis que René Cuzange n’était pas mon arrière-grand-père, il était un oncle ou un cousin de ma grand-mère. J’ai malheureusement accès à peu d’informations. Je vous contacte par email afin d’avoir plus d’intimité. Cordialement. Thierry

    • SAUREL dit :

      Bonjour Caroline

      Mes parents étaient avec votre grand-père quand ils ont, eux aussi, été assassinés ainsi que Mr BENQUEY.

      Je vous embrasse.
      Eliane SAUREL

    • albert françoise dit :

      Bonjour,
      Suite à un mail de Th BENQUEY, me donnant votre boite:
      2 informations:___Mon arrière grand mère Mme Camille BENOIT était propriétaire de fermes dont René CUZANGE père et maire de Prévost Paradol était le fer. Elle était aussi la marraine de René CUZANGE ,fils.
      ___René CUZANGE fils était pendant les années 62-63 élève au Lycée Horticole d’Hyères(83). Mon mariJean Marc ALBERT était aussi de cette promotion et se souvient très bien de la visite de Mme BENOIT, véhiculée par Mme Nicole RAOUST ,fille des SCHOUSBOE( originaire de Tiaret)
      René CUZANGE, avait une soeur au Lycée à Hyères et la dernière fois que mon mari l’a vu, c’était à Tarascon, ou il habitait avec son beau frère qui ossédait un café. Qu’est il devenu? Etes vous la fille de René CUZANGE fils ou de sa sœur.
      Cordialement

  8. dédé dit :

    Bonjour Thierry,

    L’écriture demeure vive, pour décrire avec authenticité…ce drame entre deux peuples.
    Les noms concernant les « indigènes », sont les même que ceux que j’entendais lorsque j’étais enfant.
    J’avais 14 ans à la date du cessez-le-feu qui fut signé à Evian, il y a cinquante ans.
    Ce merveilleux texte devient touchant, lorsqu’on apprend que l’auteur a perdu brutalement ses racines…qui se trouvaient dans ce beau pays d’Afrique.
    Les mots expriment avec justesse, l’atrocité de cette guerre volontairement oubliée…pour en cacher son horreur fratricide.
    Cet écrit nous rappelle avec réalisme, ce passage peu glorieux de notre histoire.
    A travers ces lignes, je retrouve tout le talent de l’auteur…qui sait si bien nous sensibiliser sur cette déchirure douloureuse.

    Je te souhaite un joyeux réveillon, en compagnie des êtres qui te sont chers.
    Amitié. dédé.

    • Thierry Benquey dit :

      Bonjour Dédé.
      Une chance que tu n’aies eu que 14 ans à cette époque, mon oncle qui a combattu en Algérie en est revenu brisé comme je l’évoque dans le texte, sans parler de ceux qui n’en sont pas revenus…
      Merci de ton commentaire et de ton passage.
      Amitié
      Thierry

  9. LOUANCHI dit :

    lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l’époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l’Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l’ isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd’hui se décide à parler.
    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.
    Sur radio-alpes.net – Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) – Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone…émotions et voile de censure levé ! Les Accords d’Evian n’effacent pas le passé, mais l’avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)
    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

  10. Albert françoise dit :

    ce jour , je n’ai plus de nouvelles des Cuzanges, vu la dernière fois à Tarascon en 1964. Trés heureux d’avoir des nouvelles et toutes les personnes susceptibles d’avoir des souvenirs de ma famille sont les bienvenus sur ma boite mail
    Amicalement F.Albert

    • Thierry Benquey dit :

      @ Françoise Albert : Chère Françoise, je serai bien en peine de vous donner des nouvelles des Cuzanges, cette branche de la famille s’étant éteinte, pour moi, avec ma grand-mère Suzanne Cuzanges épouse Benquey. Votre commentaire restera aussi longtemps que durera ce site et toute demande de contact concernant votre appel sera redirigée par moi sur votre boite mail (que les internautes ne voient pas). Amicalement Thierry Benquey

      • SAUREL Eliane dit :

        Bonjour Thierry

        J’ai laissé un message à Caroline plus haut.
        Vous avez mon email, vous pouvez me contacter.

        A bientôt.
        Eliane

        • Thierry Benquey dit :

          @ Éliane : chère Éliane, je ne dispose pas de temps en ce moment pour gérer tous les contacts suscités par cet article, j’ai effectivement votre adresse Email et je la communiquerai volontiers à Caroline si elle m’en fait la demande. En effet, personne à part moi ne peut accéder à vos adresses Email. Bien à vous et au plaisir d’un contact plus approfondi et à venir. Cordialement. Thierry

  11. France dit :

    Bonsoir,
    j’ai 40 ans, je suis une petite fille de Marcel Simon, qui tenais un bar à Presvost Paradol. J’ai entendu parlé de cet attentat toute petite mais je n’ai pas plus de précisions. Rares sont les témoignages familiaux faisant état de la violence en Algérie, un deni de bon aloi, faisant la part belle aux images gaies et colorés de l’Algerie rêvé. Je recherche de témoignage sur Presost Paradol. En avez vous ?
    Cordialement,
    France

    • Thierry Benquey dit :

      @ France : Chère France, malheureusement, je n’ai que très peu d’informations, les membres de ma famille restant silencieux face à la douleur éprouvée. de plus, il ne me reste plus qu’un oncle et une tante qui ont vécu là-bas et je doute que leur age avancé leur libère la langue. Merci de votre lecture. Cordialement. Thierry

  12. BOGGIO Gabrielle dit :

    Chère Thierry,
    Née en 1947 dans la région de vos grands-parents BENQUEY-CUZANGE, les connaissant tous et étant moi-même amie des enfants de tous les noms de famille cités précédemment:SAUREL,CUZANGE,SIMON,BENQUEY pour avoir vécu les plus belles vacances de ma vie ans ce village de rêve perdu à jamais… Oui, notre PARADIS! Au bal du Café de Marcel…
    Je suis moi-même à 66 ans, en train d’écrire mes mémoires de vie pour mes enfants (manuscrit en cours d’écriture)… Tout sera dit dans une grande partie de ce témoignage sur l’Algérie depuis ma naissance dans notre ferme, puis à Tiaret, Oran et à Prévost-paradol jusqu’à notre départ…A suivre car ce serait bien trop long… Il y a trop de choses à dire et mon livre sera gros !… Merci mille fois THIERRY pour cette joie des retrouvailles avec mon paradis et celui de nos parents ! A bientôt j’espère vous avez mon e-_mail

  13. BOGGIO Gabrielle dit :

    Ma réponse ne peut être courte…Trop de choses à dire!
    Merci mille fois thierry pour ces retrouvailles avec mon village d’enfance…!
    A bientôt j’espère en chair et en os pour des échanges d’écrits et de manuscrits en cours !
    Gaby BOGGIO

  14. SAUREL Eliane dit :

    Bonsoir France

    Je vous laisse mon adresse email pour que vous puissiez me contacter. J’ai habité 14 ans à Prévost Paradol.
    Cordialement
    Eliane

  15. khalfa dit :

    Bjr, Marcel Simon je suis de prevost paradol qui s’appelle maintenant Mechrra-sfa .j’ai entendu mon père parler de cette attentat et moi même j’ai vécu un certains moment dans ce bar même le contoir y était en 2010 intact.si vous voulez visiter prevost paradol vous êtes la bien venue vous serai pris en charge n y crainte moi meme j’ai envie de connaitre les personnes qui ont vécu cette région

  16. khalfa dit :

    je suis prof de francais M KHALFA A simon MARCEL

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